Partager l'article ! Cacher des activités de résistance: La résistance s'est org ...
Les
formes de résistance "non-violente" dans le
contexte de l'Europe nazie sont plus nombreuses et diversifiées que ne le croit
en général le grand public. Toutefois, la notion d'action non-violente ne semble pas pertinente dans le contexte de la
seconde guerre mondiale. L'une des caractéristiques fondamentales de la résistance au nazisme fut en effet la forte imbrication entre les moyens
de lutte armée et non-armée.

La résistance non-armée fut,dans la majorité des cas, adoptée faute de mieux, c'est-à-dire faute de
posséder des armes, ce qui demeura le principal dessein de ceux qui tentaient de s'opposer à l'ordre nazi. La notion de "résistance civile" permet de décrire ces phénomènes de lutte non-armée, sans référence explicite à une stratégie ou une philosophie de l'action non-violente. La résistance civile fut celle de la survie: elle visait à sauver ce qui pouvait l'être, sans attendre le
renversement du rapport des forces militaires. Il s'agissait de faire survivre des personnes pourchassées par les forces de l'occupant et de la collaboration,
de faire survivre des valeurs et modes de vie profondément menacés par le régime nazi. L’évasion des prisonniers de guerre et surtout des
pilotes tombés chez l'ennemi ; ce qu'on a
appelé les "filières"
Parallèlement à cette dimension organisationnelle, la résistance civile prit des formes à la fois individuelles et collectives,
anonymes et clandestines, tels que le travail au ralenti, le sabotage industriel, la lutte contre le service du travail obligatoire ou la protection des personnes pourchassées par le régime, à commencer par les Juifs.
Les SS et la Gestapo s'efforcent de démanteler les réseaux. Tout résistant arrêté est torturé. Les forces de police des pays occupés sont aussi chargées de ce genre de missions. Mais elles sont plus ou moins efficaces selon le "degré de collaboration" des policiers, on en
verra même aider des résistants.
Aider les résistants peut être fait de
différentes manières. Soit simplement en cachant du matériel destinés aux sabotages ou autres mais c’est aussi cacher des personnes aussi bien résistants qu’aviateurs alliés, les aider à fuir,
évité de parler sur ce que l’on a vu… Ce sont des choses qui peuvent paraitre simple et sans risque mais si les allemands apprenaient cette « trahison » les sanctions étaient
exemplaires (torturer, exécuter, …).
Un exemple dans notre région
Un résistant
vizillois se fait pourchasser par la gestapo le 30 novembre 1943, durant sa fuite il est
sérieusement blessé à la cuisse droite. Il se fait interpeller par une dame qui le fait entrer chez elle.
Elle ne pose pas de questions, lui fait les premiers soins, lui donne un pantalon et une bicyclette pour assurer sa
fuite. Il va réussir à fuir sans se faire rattraper par les allemands grâce à l’aide de son cousin et de son père qui l’on emmener dans un hôpital pour se faire enlever la balle.
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